J’ai l’habitude de commencer mes journées avec un planning d’actions bien établi. Ce matin, j’avais décidé d’être plus dans la spontanéité et de me laisser porter (même si je savais que j’allais être actif et ce fût le cas).

Et puis j’ai reçu un message d’une amie me disant vivre un deuil douloureux et me demandant si je n’avais pas l’une ou l’autre recommandation. N’étant pas spécialiste de la question, c’est en toute humilité que je vous partage mes réflexions de la journée.

Un changement difficile à gérer

Un deuil, au propre ou au figuré, est un changement que l’on n’a généralement pas désiré. Il peut être prévisible ou pas, et peut sembler plus ou moins acceptable en fonction des circonstances (mort de vieillesse versus accident).

Suite à un deuil, on passerait selon Elizabeth Kubler-Ross par 7 phases (choc/déni, douleur/culpabilité, colère, négociation, dépression/douleur, reconstruction et acceptation). Le processus complet pourrait prendre jusqu’à deux ans.

Une approche globale et personnalisée

Pour ma part, je reste persuadé que quel que soit l’objectif que nous souhaitons atteindre, l’approche optimale se doit d’être globale et personnalisée. Ceci reste valable que l’on veuille atteindre quelque chose de plaisant ou que l’on veuille échapper à une douleur.

A chacun son deuil

Chaque personne vivra son deuil différemment. Cela dépendra tant de la proximité de la relation que l’on avait avec la personne disparue que de son propre tempérament (plus ou moins émotif), et/ou de sa résilience au moment du décès. Cela me semble important de pouvoir reconnaître et accepter cette personnalisation, et d’en faire de même pour les autres personnes de notre entourage.

Le triptyque mental-émotions-physiologie

De manière simplifiée, nous dépendons de notre mental, de nos émotions et de notre physiologie. Ceux-ci interagissent par ailleurs entre eux. Fait intéressant, lorsque nous nous sentons bloqués, incapables d’avancer, c’est parce que nous sommes coincés entre deux de ces états. Ainsi par exemple, nous éprouvons de la tristesse (émotion) et nous ruminons (mental). Ou bien, nous sommes agités (émotions) et on court partout comme une poule sans tête (physiologie). Ou bien notre cerveau carbure à 100 à l’heure (mental) et nous sommes actifs (physiologie) mais sans ressentir d’émotion.

La solution pour évoluer est alors de passer dans le 3ième état. Dans le 1er exemple ci-dessus, il s’agira de passer à l’action (aller marcher, faire du sport, repasser, cuisiner). Dans le 2ième, on se posera pour réfléchir (mental) et dans le 3ième, on essaiera de ressentir plus les choses (émotions).

11 mots pour avancer

Sens et gratitude

Nous avons le pouvoir de décider du sens que nous donnons aux évènements que nous vivons. Un sens positif nous aidera à avancer. Se dire que la personne avait terminé son oeuvre parmi nous sera ainsi plus porteur que de se dire que sa mort est injuste. Ressentir de la gratitude pour ce que la personne nous a apporté et s’engager à transmettre son savoir et son exemple sera aussi vecteur d’énergie positive. Tout comme imaginer son départ comme un passage de flambeau. A chacun d’y voir quelque chose de beau.

Focus

Nous pouvons aussi décider de sur quoi nous mettons notre attention, même si cela n’est pas toujours facile. Le meilleur moyen d’arrêter de ruminer est de se focaliser sur quelque chose d’autre, de plaisant et de constructif, éventuellement en lien avec la personne disparue (continuer un projet démarré ensemble, etc.). Cela m’a particulièrement bien réussi dans le cas d’un licenciement, qui est aussi une forme de deuil (toutes proportions gardées), comme je l’expliquais dans cet article.

Nature

Votre physiologie a été mise à mal. Prenez le temps de vous ressourcer. Ceci sera d’autant plus capital selon votre état de résilience avant le décès. Etiez-vous plutôt en forme et épanoui, ou stressé et épuisé ? Passez du temps dans la Nature vous fera le plus grand bien. La forêt et sa couleur verte vous relaxera, la mer vous gonflera d’iode et d’ions négatifs, de même que marcher pieds nus dans l’herbe ou le sable. Sans parler des effets bénéfiques de l’oxygénation, du soleil et du mouvement.

Plantes et minéraux

Le stress étant déminéralisant, il peut être utile de faire appel à quelques suppléments comme le magnésium par exemple. Des plantes dites adaptogènes comme l’ashwaghanda ou la Rhodiola rose vous aideront aussi à vous stabiliser émotionnellement. La camomille vous aidera à dormir.

Action et contemplation

Le dosage subtil entre action (mettre son énergie sur un nouveau projet, ou simplement mettre son corps en mouvement pour sortir du labyrinthe mental-émotions) et contemplation (se ressourcer, passer du temps dans la Nature, se changer les idées en découvrant de nouvelles choses) n’est pas chose facile et dépendra de chacun. Certains jours, on sera plus enclin à l’action, d’autres, ce sera plus raisonnable de prioriser le repos. Ecoutez votre corps.

Musique

Nos émotions sont étroitement liées à la musique. N’hésitez pas à utiliser celle-ci en fonction de vos envies. Veillez cependant à évoluer vers une musique porteuse et dynamisante plutôt que mélancolique (même si le temps nécessaire à cette évolution vous appartient).

Respiration et méditation

La respiration reste un outil fabuleux pour influencer à la fois notre mental, nos émotions et notre physiologie. La pratique de la cohérence cardiaque (inspirer sur 5 secondes, expirer sur 5 secondes, pendant au moins 5 minutes, si possible 3 fois par jour) permettra de rééquilibrer les deux branches de votre système nerveux. La branche (ortho)sympathique du “fight or flight” est en effet liée à l’inspiration tandis que la parasympathique “rest and digest” est plutôt liée à l’expiration. Si vous êtes très stressé, vous pouvez vous détendre en expirant plus longtemps que vous n’inspirez (par exemple 4 secondes d’inspiration et 8 à 12 secondes d’expiration). Il existe également de nombreuses autres variantes de tempos.

La pratique de la méditation, de préférence guidée, vous aidera à libérer votre esprit, vous recentrer sur des émotions positives, mieux récupérer, et dans l’ensemble à élever votre vibration comme discuté dans cet article.

En résumé

Surmonter un deuil n’est pas chose aisée et demande de l’indulgence et de la bienveillance, envers soi-même et parfois envers son entourage. Pouvoir partager son ressenti avec ses proches ou un professionnel peut grandement aider. N’hésitez pas si vous en ressentez le besoin, vous évoluerez plus vite en étant bien accompagné.

Une hygiène de vie saine, tant mentale que physique et spirituelle, vous aidera aussi au mieux. Et si ce deuil était un message pour vous recentrer sur l’essentiel ?

Si vous avez vécu un deuil et souhaitez partager votre expérience et de bons conseils, nous vous en serons reconnaissants.

#bettertogether

Références

Les 7 étapes du deuil

Santé et Nutrition, Christophe Carrio, 2017

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