Lorsque la fin du secondaire approche, nombreux sont les étudiants incertains quant à la vision de leur futur et des études qu’ils souhaitent entreprendre. Je ne fis pas exception à la règle.

Adolescent, j’étais (et je le suis toujours 😊) fan des Rockys et des premiers films de JCVD. Je m’entraînais dans ma remise avec des haltères en bois que j’avais façonnés à partir d’un (petit) tronc d’arbre puis en acier que mon père m’avaient fabriqués. Un voisin m’avait donné ses magazines de body-building et je me passionnais pour tout ce qui avait trait à l’optimisation et permettait finalement à quelqu’un d’ordinaire de devenir extraordinaire. N’étant pas convaincu par les options scolaires qui se présentaient à moi dans ce domaine (prof de gym ou kiné), j’ai opté pour la biologie (l’appel de la Nature) puis la Biochimie dont l’approche intégrée m’a séduit.

C’est donc tout naturellement que je m’intéresse au Biohacking puisqu’il représente pour moi le lien logique entre ma formation scientifique et ma passion pour l’optimisation pratique de la santé et de la performance.

Ma définition

Je ne suis pas certain qu’il en existe une définition officielle. En ce qui me concerne, je dirais que c’est l’ensemble des points suivants:

– le désir de d’être/devenir la meilleure version de soi-même 
– via une approche scientifique nourrie tant par les savoirs ancestraux (ex. Yoga et respiration) que par les publications scientifiques les plus récentes
– mise en pratique dans tous les domaines du quotidien (nutrition, entraînement, récupération, retour à la Nature, etc.)
– en sélectionnant ce qui est le plus efficace
– qu’il soit gratuit ou plus ou moins onéreux (high-tech).

Autrement dit, faire du Biohacking, c’est utiliser des trucs et astuces justifiés scientifiquement pour améliorer sa vie et exprimer son plein potentiel. 

Trois exemples

Biohacker son rythme circadien

Nous sommes intimement lié au rythme circadien (jour-nuit) bien que notre mode de vie actuel avec écrans à lumière bleue tende à nous perturber. Un petit truc pour se resynchroniser est de s’exposer 15-60 minutes au lever du jour. Dans les régions où c’est moins évident, on pourra par exemple utiliser certains types de lunettes génératrices des longueurs d’onde adéquates. A l’inverse, en soirée, on évitera la lumière bleue (qui nous donne le signal qu’il est temps de se lever et bloque la production de mélatonine) en utilisant un logiciel comme f.lux ou en portant des lunettes protectrices.

Se connecter physiquement à la Terre

Notre santé dépend d’un bon équilibre de charges positives et négatives. De nouveau, le mode de vie actuel nous déséquilibre vers le positif. En nous reconnectant physiquement à la Terre (qui est chargée négativement) en marchant pieds nus par exemple, nous pourrons ainsi neutraliser les molécules oxydantes et diminuer/guérir l’inflammation. On observe le même effet en bord de mer. Si l’approche « naturelle » n’est pas possible, on pourra utiliser différents systèmes de type matelas ou bande-poignet pour nous relier électriquement à la Terre. Je n’ai pas encore eu l’occasion de tester mais ça me semble intéressant pour les personnes qui passent beaucoup de temps devant un ordinateur.

Biohacker la position assise

Une autre pratique actuelle et néfaste est le maintien de la position assise pendant de longues périodes ininterrompues. Un Biohackeur utilisera ainsi par exemple un bureau en station debout voire mieux un tapis de marche avec bureau intégré. Il pourra aussi avoir son kettlebell à côté de son bureau pour incorporer quelques séries en cours de journée. Au vu de nos agendas chargés, cette approche mérite d’être plus explorée. Ben Greenfield (un des Biohackeurs les plus connus) a par exemple installé une barre de traction au-dessus de la porte de son bureau et en fait 5 chaque fois qu’il passe en-dessous.

L’art de combiner

Si la liste de ces biohacks est infinie, un des objectifs est de pouvoir combiner différentes actions qui cumuleront des effets positifs, par exemple exécuter une routine de yoga à la lumière du jour de bon matin en incorporant un travail de respiration, gratitude et visualisation (15 minutes peuvent suffire).

Les Biohackeurs sont aussi souvent de grands adeptes de trackers connectés en tous genres pour évaluer leur état et mesurer les effets de leurs ‘expérimentations’.

Question lecture, je me réjouis d’ailleurs d’acheter le tout dernier livre de Ben Greenfield en la matière (Boundless) qui se promet d’être une version améliorée de son pourtant déja très complet Beyond Training.

N’hésitez pas à commenter ou poser vos questions !

#rebirth #healthylifestyle #bettertogether

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